Zazen

Le zazen (littéralement en japonais « s’asseoir en zen ») est souvent appelé méditation, bien qu’il ait en réalité peu de choses en commun avec d’autres formes de méditation, car cette pratique ne contient pas d’élément de question sur lequel il faudrait méditer. En Inde, cette pratique était appelée dhyana, ce qui signifie « méditation sans objet ». C’est une présence attentive « dans ce qui est, tel que c’est », c’est-à-dire l’expérience directe des conditions externes et internes du corps et de l’esprit de l’individu, sans conceptualisation ni comparaison avec les expériences passées.

Une fois que l’on s’est établi dans une position assise droite et que l’on suit la régularité de la respiration, l’esprit s’unit au corps, il cesse de « vagabonder » dans les processus de pensée, de sorte que les mécanismes de la « dualité » s’estompent et que le dialogue intérieur perd de sa force. Les habitudes, les stéréotypes, les préjugés, les habitus ou autres constructions mentales figées perdent leur signification. Le zazen n’est pas une tentative d’anéantir les processus de pensée ou une quête pour ralentir les fonctions vitales, et ce n’est pas une tentative de s’isoler de la réalité (pendant le zazen, par exemple, il faut avoir les yeux ouverts et les sens en éveil). C’est une participation pleine et ouverte à tout ce qui se manifeste. On ne peut pas le comprendre à l’aide de descriptions, de définitions ou d’images. Il est impossible de définir sans équivoque ce qu’est le zazen, car c’est une expérience intime, profondément personnelle, donc unique.

La posture de zazen a plusieurs variantes et elles sont adaptées aux possibilités individuelles du pratiquant. Pour les débutants, il est recommandé de se concentrer sur la posture, la respiration et le non-attachement à la réalité apparente des pensées. De même que pour savoir vraiment quel est le goût d’une pomme, il faut simplement la goûter, de même pour faire l’expérience du zazen, il faut simplement s’asseoir en zazen.